Bonjour, bienvenue ... 




Le nouveau travail est graphique, 
Vous le trouverez dans: 

"dessins n° 1" . 

Merci de votre visite. JLD







































Un peu de lecture. 
Le texte de présentation est de Sylvie Vilette, 
élaboré pour l'expo de janvier à l'église St Sulpice d'Istres, en janvier 2011.
Il concerne davantage la peinture, quoique le dessin est en train de le rattraper.


"Expérimentant le rebut comme support d’expression, abîmé et usagé, 
il élabore une écriture autodidacte expressionniste liée à l’identitaire, à l’intime et au pulsionnel. Un travail de sédimentation prend forme, en réparation inconsciente d’un moi douloureux et morcelé, conçu comme une sorte d’épiderme avec ses reliefs et ses creux, ses accidents rassurants, récupérés comme pour éviter l’éclatement. Cet art brut s’accompagne d’un travail graphique en perpétuel dialogue 
avec la matière."

La matière interrogée, la peur du morcellement. 

"Imaginer, détourner, inverser, manipuler, arracher , retourner…
Donner un nouveau sens, découvrir, trouver une vérité à la matière rencontrée il y a plusieurs années maintenant. Le temps avait déjà eu raison des papiers, cartons, tissus usagés et sales, ignorés, 
devenus les rebuts laissés pour compte qui contribueront à la reconstruction de soi et de l’oeuvre plasticienne. 

La matière qui a déjà parlé continuera à être malmenée par le temps,
 elle sera prête à l’accompagnement de l’homme. Acceptant de subir les nouveaux outrages du temps face aux intempéries et au froid, elle se découvrira renaissant de ses cendres pour exprimer et expulser 
la douleur et la folie, avec le hasard comme compagnon de route et 
offrir le réconfort de la reconstruction à l’artiste perdu. Elle accordera à l’homme- artiste la pulsion libératoire et créative, en lui offrant, 
cette fois-ci, l’acte automatique de déchirer et d’arracher, 
à la fois brutal et jouissif qui le ramènera pour un instant vers 
la gestuelle primaire et rassurante du territoire de l’enfance. "

"La matière devient la  Source dans ce rapport à la peinture avec le jeu qui n’est pas qu’un JE, 
avec le désir de renouer et apprivoiser l’autre et le monde, si difficiles à atteindre. Il sera question aussi de soigner les cabosses 
de l’expérience de la vie tout en permettant la cicatrisation des blessures encore sensibles. Ce nouvel épiderme sera conçu en réparation 
de l’état de dédoublement de soi connu par l’artiste, de la difficulté de vivre avec et après et en affrontement de l’angoisse et la peur de cet inconnu. L’art plasticien de jean -Luc Dufour est celui de la réparation. Un art qui pour exister, à besoin d’enfouir ses racines dans la noirceur et l’obscurité, afin d’édifier sur du sale et du rebut et accepter que l’acte créateur ne soit pas que celui de la beauté et de la compromission. Il s’agira pour l’artiste de parvenir à rebâtir afin de laisser remonter sa vie et enfin, de pouvoir émerger des ténèbres." 


Sylvie Vilette.